Master Intelligence territoriale

L’objectif de cette formation est de former aux métiers de l’aménagement et de l’urbanisme à travers une approche à la fois quantitative, prospective et participative du territoire. Les étudiants sont familiarisés avec la diversité des nouveaux enjeux sociétaux dans les territoires, ainsi qu’avec la prise de décision en milieu complexe. Grâce à cette formation, les étudiants acquièrent une autonomie tant technique (maîtrise des outils et techniques), méthodologique (identification et invention de méthodes ad hoc suivant les contextes) que réflexive (potentiel d’adaptation). Un éclairage international et transfrontalier est intégré aux différents enseignements, afin de développer une approche comparative de l’aménagement et de l’urbanisme.

La formation est la première en France dans son domaine, à s’être dotée en mars 2026 d’une charte des bons usages de l’IA.

Pour en savoir plus rendez-vous sur notre site : https://geo-metz.dep.univ-lorraine.fr

Contexte sociétal

Les villes et les territoires sont confrontés à des transformations de fond. Les transitions notamment écologiques, énergétiques ou alimentaires que traversent nos sociétés engendrent de nouveaux besoins, dans le même temps qu’opèrent des résistances au changement. Aux processus de mise à distance que sont le e-commerce, l’e-santé ou encore le télé-travail répond un intérêt renouvelé pour les circuits courts ou la sociabilité de proximité, dans un jeu continu entre déterritorialisation et reterritorialisation. Les démarches participatives et l’usage des technologies permettent l’émergence de nouvelles formes de citoyenneté, comme de relations entre les habitants, les entreprises et les collectivités. La révolution de l’intelligence artificielle doit être abordée frontalement, en termes d’opportunités et en termes de risques. Les enjeux sociétaux évoluent, et de nouvelles solutions sont rendues possibles.

Contexte universitaire 

Le master est ancré dans une collaboration fructueuse entre les champs disciplinaires des sciences de l’ingénieur et des sciences humaines et sociales. Les modèles et cadrages d’analyse issus des sciences de l’ingénieur sont enrichis par la réflexivité et les approches centrées sur l’humain propres aux SHS. Dans le Master Urbanisme et Aménagement, ces collaborations se traduisent par une formation intégrée entre plusieurs champs disciplinaires, en phase avec les besoins sociétaux, et en lien avec de nouveaux axes de recherche portés par les laboratoires impliqués (LOTERR et ERPI).

Objectif

Le master Urbanisme et Aménagement vise à rendre les étudiants aptes à saisir la complexité des nouveaux enjeux sociétaux dans les villes et les territoires, et à construire des méthodologies pour y répondre. Trois entrées sont suivies pour remplir cet objectif :

  • Comprendre le changement de paradigme dans les villes et les territoires. Les enjeux sont multidimensionnels en ce qu’ils affectent les différents domaines de la vie ; ils se traduisent différemment suivant qu’on les considère à une échelle spatiale micro, meso ou macro ; ils concernent autant les comportements individuels que collectifs, ce qui rend nécessaire une prise en compte de l’usage et de ses transformations.
  • Apprendre des méthodologies collaboratives. Une prise en compte de ces enjeux dans leur globalité implique de nouveaux modes de travail, avec mise en relation et travail partagé entre acteurs relevant de champs de compétences et de décision variés.
  • Penser un développement soutenable, en intégrant la dimension temporelle des processus et en adoptant une vision prospective.

En matière d’ingénierie pédagogique, les modalités d’enseignement mettent les étudiants au centre d’une conception interdisciplinaire du territoire, en phase avec les attendus de l’aménagement et de l’urbanisme.

L’atelier d’urbanisme du Master 1 INTER s’étend sur l’ensemble des deux semestres de l’année universitaire.

Conçu comme une expérience professionnalisante, il confronte les étudiants à des problématiques réelles d’aménagement. Le cadre d’étude est défini par un commanditaire qui confie à la promotion un projet pouvant couvrir des thématiques variées : mobilités, nature en ville, développement économique, énergie, tourisme, etc.

L’atelier, mené en travail collectif, s’organise en deux grandes phases :

  • La première consiste à produire un diagnostic territorial approfondi construit à partir d’une problématisation de la commande. Les étudiants mobilisent alors des méthodologies d’enquête et d’analyse issues de la pratique urbanistique.
  • La seconde phase est dédiée à l’élaboration de préconisations opérationnelles formulées à destination du commanditaire.

L’atelier permet aux étudiants de développer un large éventail de compétences, telles que la capacité de diagnostic, de synthèse, la conduite de projet, le travail collaboratif ainsi que la maîtrise d’outils professionnels (SIG, cartographie, rédaction de rapports, présentation orale).

L’atelier se conclut par la production d’un livrable final réunissant l’ensemble des analyses, démarches et propositions. 

Un projet de deuxième année original

En deuxième année de master, les « ateliers d’innovation urbaine » permettent de réunir l’ensemble des étudiants pour la réalisation d’un même projet d’urbanisme. Les étudiants sont mis en situation de répondre à une commande opérationnelle issue de la sphère publique ou privée. Ils réunissent les étudiants issus de trois mentions de master différentes : Urbanisme et Aménagement, Sciences de l’Education, Activité Physique Adaptée et Santé.

Compétences acquises :
  • « Aide à la décision » : Savoir créer des indicateurs de suivi de l’amont à l’aval d’un projet, afin de guider l’état des lieux, le diagnostic, le pilotage et l’évaluation.
  • « Représentation spatiale » : Connaître et maîtriser les solutions méthodologiques et techniques pour produire une représentation territoriale adaptée à une question et à un contexte
  • « Écologie personnelle et relationnelle au service de l’efficience professionnelle » : Connaître ses forces et ses faiblesses pour se positionner dans le travail en équipe, et contribuer efficacement à la conduite de projet.
  • « Information territoriale » : Connaître l’information territoriale existante (données d’ordre statistique, réglementaire, liées à la représentation spatiale, etc.), savoir la gérer, l’utiliser, la créer
  • « Participation » : Savoir piloter un diagnostic partagé, en utilisant les méthodes participatives en présentiel et à distance ; identifier les acteurs et mesurer leur influence pour éclairer un contexte de gouvernance multi-niveaux
  • « Culture de l’urbanisme » : Maîtriser les éléments d’ordre réglementaire, budgétaire, technique et organisationnel qui entourent l’élaboration d’un projet d’urbanisme
  • « Recherche » : Savoir élaborer un protocole de recherche, et le situer dans le panorama épistémologique et théorique des courants de recherche en urbanisme
  • « Innovation » : Comprendre les processus innovatifs, outils et modèles de pilotage
  • « Approche interculturelle de l’aménagement » : Repérer les différences culturelles entre les approches de l’aménagement et du territoire entre différents pays
Débouchés :

Après leur formation, les étudiants peuvent devenir chargé d’étude, chargé de mission observatoire, prospective, chef de projet, urbaniste. Trois quarts d’entre eux travaillent dans le secteur public, un quart dans le secteur privé.

Pour faciliter leur insertion professionnelle, ils peuvent compter sur un solide réseau d’anciens étudiants, aujourd’hui professionnels de l’aménagement et de l’urbanisme dans la région Grand Est et au-delà. En effet, le parcours-type Intelligence Territoriale s’inscrit sur le site de Metz dans la continuité de formations bac +5 en aménagement reconnues depuis plus de 30 ans. Un annuaire des anciens et l’organisation récurrente de tables-rondes sur des thèmes d’actualité permet de maintenir étroits les liens entre étudiants et professionnels.

 

Taux d’insertion professionnelle à moyen terme (enquête à 18 mois) des diplômés entrés sur le marché du travail avec l’obtention de leur diplôme : 90 %