Le Master en Border Studies est un programme d’études trinational de deux ans. Il prépare les étudiant.e.s à la coopération et aux relations à travers les frontières, que ces frontières soient linguistiques, sociales, spatiales ou culturelles, dans les régions frontalières en Europe et au-delà.
Le Master est soutenu par l’Université franco-allemande.
Ce programme trilingue est dispensé dans trois pays, au sein de quatre universités :
- l’Université de Lorraine (France) ;
- l’Université du Luxembourg (Luxembourg) ;
- l’Université de la Sarre (Allemagne) ;
- l’Université Technique de Rhénanie-Palatinat (Kaiserslautern-Landau, Allemagne).
Le Master est un diplôme de l’Université de la Grande Région. Les langues d’enseignement sont le français, l’allemand et l’anglais.
Pour en savoir plus rendez-vous sur : https://geo-metz.dep.univ-lorraine.fr/parcours-border-studies/ et https://www.uni-gr.eu/fr/Master_Border_Studies
Répondre aux défis du XXIème siècle
Avec l’abolition des contrôles douaniers réguliers au sein de l’espace Schengen et la chute du rideau de fer, un nouveau domaine scientifique a émergé autour des « Border Studies – Etudes des frontières », et se développe considérablement. Dans le même temps cependant, le monde contemporain est marqué par des processus de fermeture des frontières, qui touchent également l’Union européenne.
Le Master en Border Studies a pour objectif de transmettre aux étudiants les principaux concepts et outils analytiques nécessaires à la compréhension des défis sociaux, culturels, linguistiques, territoriaux et politiques en lien avec les régions frontalières et la coopération transnationale. Les enseignements sont issus de disciplines académiques variées, et permettent aux étudiant.e.s de saisir la complexité des frontières, des relations internationales, inter-culturelles et inter-linguistiques.
Les étudiant.e.s reçoivent ainsi un savoir-faire théorique et appliqué autour des problèmes frontaliers, de la culture et des langues en lien avec la frontière, et des constructions de l’« altérité ». Les cohortes d’étudiant.e.s maîtrisent les trois langues d’enseignement que sont le français, l’anglais et l’allemand, et développent une habilité à switcher d’une langue à l’autre.
Ils acquièrent les compétences requises pour jouer un rôle clé dans les débats croissants autour des identités nationales et européenne, les mobilités mondiales, la migration, la diversité culturelle, la citoyenneté et la coopération transfrontalière.
Les étudiants ont le choix entre deux domaines de spécialisation :
- spécialisation territoriale (géographie et aménagement du territoire) ;
- spécialisation en langues et culture (études culturelles, culture, apprentissage des langues, communication interculturelle).
- Etre en mesure d’établir une médiation culturelle ou interculturelle au contact entre les sphères francophone, germanophone et anglophone ;
- Etre en mesure de manager une équipe interculturelle ;
- Etre en mesure de procéder à une analyse socio-territoriale pour rendre compte des processus d’interaction frontalière ;
- Etre en mesure de transmettre un savoir, de le modéliser suivant un public et d’interagir avec des agents de différentes origines et de différents grades dans un ensemble institutionnel complexe.
- Etre en mesure d’adapter le niveau de langue suivant l’interlocuteur, et de développer des pratiques de translanguaging – entre français, allemand et anglais, mais aussi éventuellement d’autres langues :
Parmi les diplômé.e.s sorti.e.s depuis la création de la formation en 2017, deux tiers travaillent dans le secteur public, un tiers dans le secteur privé.
Les emplois dans le secteur public sont d’une grande variété, tels que chargés de mission dans un eurodistrict, au sein de structures transnationales telles que le Conseil de l’Europe, dans le département des Relations Internationales de grandes universités, ou encore pour des projets Interreg de coopération transfrontalière, Ils sont également variés dans le secteur privé, comprenant les relations interculturelles dans de grandes entreprises, le journalisme, les ONG dans le champ de la migration, ou encore des bureaux d’étude franco-allemands.

